MARCHE MONDIALE DES FEMMES
| Jacqueline Bélanger |
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nous ont fait prendre conscience du chemin à parcourir pour l'égalité,
l'élimination de la faim, de la pauvreté à travers le monde. Le but de cette rencontre
n'est pas de se contenter de belles paroles mais d'entreprendre des actions immédiates,
surtout contrer la violence qui se vit à l'échelle planétaire présentement
contre les femmes. Moments forts intenses à Montréal où environ 576 rubans blancs accrochés au parapet d'un viaduc qui nous rappelaient ces femmes mortes de violence au Québec au cours de des dernières années ou encore ces portraits en noir et blanc d'enfants maltraités exposés dans le hall d'entrée des Nations-Unis, victimes de violence aussi. Nous défendons des droits universels, nous devons continuer à lutter. La rencontre à New-York fut l'occasion de connaître et de fraterniser avec des femmes qui vivent la discrimination à tous les niveaux : emploi, autonomie |
financière,
citoyenneté, etc. Nous de l'A.R.E.Q., sommes choyées si on se compare aux autres femmes que nous avons rencontrées, mais il ne faut pas s'asseoir sur nos lauriers et faire la sourde oreille. Commençons par aider celles de notre milieu qui vivent des situations semblables. Cette Marche fut, pour nous, une prise de conscience du vécu de ces femmes. Nous ne voyons plus du même il le sort qui leur est réservé. Merci à mes compagnes de voyage. Ce fut très agréable de les côtoyer. Les femmes amérindiennes de la région qui firent le voyage avec nous sont formidables. Voyage fatigant, certes (5 kilomètres environ à chaque jour) mais ô combien enrichissant. Cependant, nous serions prêtes à le refaire car ce fut une très belle expérience. |